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(03/05 22:48)
merci de votre passage et a tres bientot
:þ
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Offrir un poème comme on offre un bouquet de fleurs
02/05/2006 17:36
Auprès de ce beau teint, le lys en noir se change ...
Auprès de ce beau teint, le lys en noir se change, Le lait en basané auprès de ce beau teint, Du cygne la blancheur auprès de vous s'éteint, Et celle du papier où est votre louange.
Le sucre est blanc, et lorsqu'en la bouche on le range Le goût plaît, comme fait le lustre qui le peint. Plus blanc est l'arsenic, mais c'est un lustre feint, Car c'est mort, c'est poison à celui qui le mange.
Votre blanc en plaisir teint ma rouge douleur, Soyez douce de goût, comme belle en couleur, Que mon espoir ne soit démenti par l'épreuve,
Votre blanc ne soit point d'aconite noirci, Car ce sera ma mort, belle, si je vous treuve Aussi blanche que neige, et froide tout ainsi.
D' où vient-il, ce lointain frisson d' épithalame ...
D' où vient-il, ce lointain frisson d' épithalame ? Quels cieux ont déroulé leurs nappes de saphir ? Quel espoir inconnu m' anime ? Quel zéphyr a jeté dans ma vie errante un nom de femme ? Quel oiseau près de moi chante sa folle gamme ? Quel éblouissement s' enfuit, pour me ravir, comme le corail rose ou la perle d' Ophir que poursuit le plongeur bercé par une lame ? En vain de ma pensée effarouchant l' essor, je veux loin de vos yeux pleins d' étincelles d' or l' entraîner, sur vos pas la rêveuse s' envole, et, pour que mon tourment renaisse, ardent phénix, j' emporte dans mon coeur votre chère parole, comme un parfum subtil dans un vase d' onyx.
Allons parmi les fleurs cueillir une guirlande ...
Allons parmi les fleurs cueillir une guirlande, Afin d'en couronner la Reine des Beautés ; Soit Vénus, soit Phillis, à qui les Royautés Vont indifféremment présenter leur offrande.
Les Grâces, et l'Amour, seront de notre bande ; Les jeux, et les plaisirs suivront de tous côtés : La saison nous appelle à mille nouveautés ; Et la rosée est chute, et la moisson est grande.
Mais j'aperçois l'Amour, qui nous a prévenus, Et qui cherche Phillis, qu'il préfère à Vénus. Amour, cruel Amour ! d'où vient que tu nous laisses ?
J'ois dans ta bouche un nom qui fait que je pâlis. Prends ta route où les fleurs seront les plus épaisses ; C'est par là que sans doute aura passé Phillis
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